A l’instar de mon compatriote bloggeur TTC, me voici dans la ville du vice, de la débauche, de la luxure et des margarithas pas toujours géniales (certains jugent les villes à leur centres commerciaux, d’autres à leurs musées, moi, c’est la margaritha).
Atterit au Flamingo après 04h00 de route. Je pense d’ailleurs que toute personne voulant visiter Las Vegas devrait arriver au moins une fois en voiture de nuit. Partir de LAX vers 16h00 permet d’arriver vers 20H00/20h30 (on n’a pas vraiment respecter la limitation de vitesse ; ) et permet surtout d’apprécier le desert, la désolation du paysage de jour. Puis la nuit tombe, les miles continuent de glisser sous la Durango et enfin, la dernière colline passée, une oasis de lumière apparait. Vous pensiez qu’il faisait encore un peu jour en voyant au loin une pale lueur illuminant le ciel ? Erreur. Las Vegas essaye seulement d’éclairer les gens de Frisco.
Je vous passe le traditionnel “Putain, c’est grand, c’est incroyable. Y’a de tout ! Putain ! Mates le buffet ! Mates la pépette ! Mates la pépette sur le buffet !”. C’est grand, et je serais même tenter de dire que c’est beau. Je ne sais plus qui était le branleur qui disait que l’art n’était pas dans l’oeuvre en elle-même mais dans l’effet qu’elle provoquait sur la personne. Et quand je vois les décors en carton-pâte (bon, soyons gentil, en fibre de carbone) du Ceasar, les tapisseries du Bellagio ou la petite Venise du Venitian (et je ne suis là que depuis 12h00), ça me laisse baba.
Ca ne vaut pas Joseph Mallord William Turner mais c’est loin du cliché casino/coke/pute. Bon je descend prendre un photo d’un cygne rouge et noir qui me fait penser que les ipods U2 peuvent se réincarner en animaux. A plus mes puces.