17
May

Un nom un peu bizarre pour une application de blogging assez sympa, chopé sur Presse-Citron. Juste un essai (donc un billet sans aucune utilité), histoire de voir si le bidule peut être recommandé aux larrons de Politita. Allez, soyons fou, j’en profite pour vous parler de ma journée.

Levé à 06h30 d’un pied léger et alerte, je me suis fait deux petits café bien serré pour démarrer une journée bien chargée. Lecture de mails, de news, petit nettoyage sur le serveur et direction le LIRMM. Les plus assidus le savent: j’ai commencé la rédaction du “mémoire” (nom que je trouve aussi pompeux que Master 2 Recherche). Une matinée peu commode donc, où la tâche d’amener le lecteur à une connaissance progressivement approfondie sur un sujet aussi pointu s’avère aussi simple que d’apprendre à Peter à danser la salsa.

Ainsi donc, comprenant que mon salut ne viendra pas d’un mémoire rapport révolutionnaire, j’ai pris mes tennis et suis allé tapé le jogging avec un des mes encadrants au bois de Montmaurt. Le moins qu’on puisse dire est qu’il est endurant ;) On a également discuté d’une possibilité de doctorat en Polynésie, et je dois avouer que l’idée est loin de me déplaire. L’après-midi s’est partagée entre actes de candidature à des sujets de doctorat et tentative de vulgarisation de l’H.264 que je commence à aimer. Ma journée de demain s’annonce au moins aussi passionnante.

Ainsi ami lecteur (permet moi que je t’appelle ami, tu endures après tout les affres de mon existence, et en ce sens, tu as toute mon admiration), toi qui est parvenu jusqu’au bout de ce billet d’un intérêt frisant le quotient intellectuel d’un pays soi-disant maître du monde, je te dis bravo.

Pourtant, sans vouloir retirer de ton mérite, de la superbe de ton obstination, ou ni même de la splendeur de ton abnégation, permet moi de te mettre à l’épreuve. Car si ta patience tient le coup, sache que ma capacité à la banalité n’a pas exprimé le quart de son potentiel. Suis-moi donc si tu en as le courage.


Bien, tu as fait le choix de l’audace, de l’aventure, et disons-le franchement, du danger. J’espère seulement que tu sortiras indemne de cette expérience.

Je vais donc te faire une démonstration de ma banalité! Oh, je te vois venir de loin:Pfff, la banalité, c’est facile, tout le monde peut le faire. Et là, je t’en prie, laisse moi pouffer!!! Penses-tu donc sincèrement que la banalité soit si accessible? Les 6 paragraphes précédents étaient très peu intéressants et tu es pourtant arrivé jusqu’ici! Je vois que tu commences à saisir mon propos: n’est pas banal qui veut.

Ma banalité va arriver, ne t’inquiètes pas. Je souhaite seulement te prévenir. Si tu as quelque chose sur le feu, retire le maintenant. Si tu as des enfants en bas âge, arrête tout de suite, reviens quand tu seras dégagé de toute responsabilité! En effet: une extrême banalité a un pouvoir somnifère qu’on ne soupçonne même pas! Pour preuve de mes dires: je n’ai aucun trouble du sommeil. 10 secondes de ma banalité hors du commun (les amateurs d’oxymores apprécieront) et je tape le bout de gras avec Morphé. Te voilà donc prévenu. Je refuse toute responsabilité, tu es grand, ami lecteur, assume tes choix.

Tu es donc fin prêt? Tu es bien sûr? Tu as bien réfléchi? Soit! Alea jacta est

Bien…

Donc…

Euh…

Damned, tu m’as démasqué. Je ne pensais sincèrement pas que tu arriverais jusqu’ici. Je m’avoue vaincu. Ma vantardise m’a poussé à décréter que j’étais banal à en mourir dormir, tu viens de me prouver le contraire. Cruelle désillusion au goût amer: je ne suis pas banal, hip hip hip hourra… Tu l’as remarqué: le coeur n’y est pas. Tu n’es pas exempt de responsabilité.

Oh, je ne t’en veux pas, ne t’inquiète pas! Je suis la grande gueule dans l’histoire. Tu n’as fait que me démontrer que j’avais tort, que je n’étais pas banal… Je t’avoue ma déception. La banalité me semblait être un trait de caractère intéressant. A l’heure où (heure spatio-temporelle donc) tout le monde se cherche, recherche et revendique une identité culturelle propre, unique, je comptais me démarquer par ma banalité… Tu as tout fichu en l’air.

Maintenant, si tu le veux bien, je vais me retirer. La première heure de la journée va bientôt sonner au tocsin et mon peps, solidaire de ma banalité, s’en est allé, au pays des déceptions amères. Une fois encore, ne t’inquiètes pas: je ne t’en veux point. J’ai juste besoin de me reposer, de reposer cette banalité qui n’est plus mienne, au profit d’une exception qui se découvre.

Tu es toujours là, hein? Salaud, tu ne me lacheras donc pas? Soit, j’accepte. Bonne journée ou bonne nuit, selon l’heure à laquelle tu m’auras volé mon trésor d’un jour.

2 Responses to “Qumana”

Je confirme ce que je t’ ai dit récemment.

Ulysse.
May 17th, 2006

c’est un bien grand compliment à mon avis ;)

peter
May 17th, 2006