Peter: Mode d’emploi, chap.1

juin 12, 2006 I Humeur.

Il est 02:39. Je ne dors pas. D’ici quelques heures, je dois rendre la version finale de mon mémoire de stage. La soutenance aura lieu le 19/06, j’aurai droit à une répétition le 14/06. Est-ce que je suis en train de stresser, de m’acharner à finir ce foutu mémoire? Que nenni.

N’y vois pas de la fausse modestie ou de la vraie vantardise, mais j’arrive à faire ce que j’entreprend. C’est comme ça. C’est tout. je ne me la joue pas, je sais que j’ai pas mal de chances (d’ailleurs, mes réussites ne sont pas toutes flamboyantes) et que beaucoup réussissent bien mieux que moi. Pour preuve, Alexandre, un ami grec qui plane haut dans les résultats alors que je stagne à 12/13 en moyenne. Bref. J’arrive donc sans trop de mal (quoi que …) à faire ce que je veux. Et comme un sale garnement, j’essaie à chaque fois de pousser un peu plus. Voir jusqu’où je peux me permettre d’aller.

Attention. Si tu es jeune est équilibré (çàd que tu fais ce qu’il faut quand il le faut), n’applique surtout pas ce genre de comportements qui ne mènent qu’à la médiocrité. Et oui, à mon grand malheur, je constate que je file doucement vers une médiocrité qui ne se dit pas. Alors, je lutte, je m’élève, je m’insurge même contre cette partie de moi qui ne me veut point de bien. Mais rien, ou pas grand chose, n’y fait: je cherche à voir jusque dans quelle bas-fond de la fumisterie je peux m’aventurer.

Oh, je te vois venir, ami lecteur, à me critiquer plus ou moins ouvertement, à me traiter de petit branleur (tu n’aurais pas énormément tort d’ailleurs), ou à exposer tes talents d’ornithologue. Mais ceci ne présentera qu’un intérêt limité: je m’en fous et tu ne te sentiras pas énormément mieux après. Non, ce n’est pas ça que j’attend de toi. Car, oui, j’attend bien quelque chose, sinon, je n’oserai pas te déranger.

J’attends donc que tu …. euh … que … euh … que tu …

Ah ben tiens, c’est marrant. Je ne sais même pas quoi attendre de toi. J’aimerai bien chasser la mauvaise habitude que mon caractère enfantin m’a fait prendre, et je comptais d’ailleurs sur toi, mais je ne saurais te dire comment faire. Ce qui semble logique d’ailleurs, car dans ce cas, je l’aurais déjà fait. Je te prie donc de m’excuser, ami pervers (car oui, bien que j’étale mes humeurs comme un exhibitionniste, tu les lis avidement, tel un pervers), de ne pas pouvoir t’aider à m’aider. Je dois m’en remettre entièrement à toi. Et je ne suis pas sûr que cela soit rassurant ;)

Leave a Reply