Vivre en Polynésie, bosser dans le monde?
juil 23, 2007 I Méditer, Humeur.NB: HP7 est disponible depuis 24 minutes dans les librairies parisiennes … fait chier, je vais devoir aller jouer du coude avec des ados prépubères… Sinon, dans la catégorie “gros con”, j’ai lu “par mégarde” un méga spoiler de HP7 (en gros, tout ce qui fait que l’histoire est intéressante) mais je compte bien sur J.K. pour me faire oublier le spoil pdt que je lirais
NB2: quelques jours ont séparé la rédaction initale et la publication de ce billet
Bon, nous disions donc “Vivre en polynésie, bosser dans le monde”.
Problématique
Arriver à un certain niveau d’étude, possédant une certaine ambition, il est assez vite admis qu’aller travailler à Tahiti, c’est “s’enterrer” professionnellement … Les perspectives sont naturellement limités. Ce n’est pas une critique mais simplement une constatation: l’éloignement et la taille de la population font que les perspectives de carrière sont limitées.
Alors attention, on se calme. Je ne suis pas en train de dire que seuls ceux qui ont de l’ambition partent et que ceux qui restent sont des … hum, je dis seulement que quand on a de l’ambition, si cette ambition ne se destine pas directement à la vie polynésienne, la Polynésie semble tout de suite moins attirante.
Donc, quelles solutions s’offrent alors au natif de Polynésie qui souhaite le beurre et l’argent du beurre? Je parle du natif car il est évidemment qu’un “étranger” venant s’installer à Tahiti l’a fait en connaissance de cause alors qu’un natif sera toujours tenté de retourner chez lui.
Cas de figure
Le télétravail.
Solution élégante: rapide, efficace. Vous êtes connecté à votre bureau depuis votre fare et vous avez des missions à remplir. Le télétravail semble présenter les avantages sans les inconvénients: liberté d’emploi du temps, vivre en Polynésie, travail satisifaisant (enfin, faut espérer) MAIS une carrière professionnelle se construit autant sur les compétences que sur les appuis qu’on possède. Et niveau “contact humain”, le télétravail, sapuduku.
La grande société.
Travailler en Polynésie au sein d’une grande société est un bon moyen de concilier ambition et polynésie car la grande société (ex: Bouyges, la Lyonnaise, Onyx) a des contacts en métropole et pour peu qu’on soit à la hauteur de ses ambitions, on peut monter en grade.
Bien sûr, monter en grade signifiera dans 90% des cas d’être muter en métropole voire ailleurs. De plus, les secteurs d’activités de ces grandes sociétés sont souvent spécifiques (bâtiment, environnement, télécommunications…)
Le freelance
Un peu comme le télétravail, le freelancing se différencie par une liberté totale et un travail souvent mieux payé, mais également par une situation plus précaire: à moins d’être très bon et d’avoir un carnet de commande rempli, on ne sait jamais combien de temps s’écoule entre deux contrats.
Selon votre type d’activité (tertiaire ou pas), la situation de la Polynésie peut s’avérer être un avantage pour débusquer des clients dans la zone Pacifique plutôt que de traiter uniquement avec la métropole.
L’expatriation très bien payée.
Bon, là on commence à virer dans le fantasme, mais disons que si vous avez un super job super bien payé qui vous permette de faire le voyage une fois par mois (au moins), vous n’aurez pas trop le mal du pays, non?
Conclusion ?
Bien sûr, les bêtises que j’écris là ne sont pas propres à la Polynésie et s’appliquent à tous les territoires isolés. Disons seulement que la Polynésie est le plus isolé d’entre eux
Une vraie solution (à l’échelle de la société donc, et non pas de l’individu) serait l’amélioration des transports long courrier. Imaginez Papeete-Lax en 2h30 dans un avion qui pollue autant qu’une simple voiture, le tout pour 50 000XPF… C’est où qu’on signe? Nul part pour le moment
Ou bien la création d’Etats-Unis du Pacifique. De l’Australie jusqu’à l’île de Pâques, nous disposerions alors d’un champ d’activités (et surtout de possibilités) beaucoup plus grand.
Si on veut changer le monde, c’est de chez soi qu’on doit commencer, non?
Larry Says:
Et la mondialisation passa par la
juil 23, 2007, 11:46Gash Says:
Les états unis du pacifique c’est une idée qu’elle est bonne!
juil 23, 2007, 12:21Je viens de voir (ya 5minutes) une rediffusion du reportage de M6 qui casse la polynésie francaise mais d’une force terrible!! Alors, sachant quand même qu’un journaliste sa “embelit” les faits, mais qu’il y a une part de vérité dans se que le reportage disait (la drogue, l’augmentation du nombre de peripatétitienne, qu’elle jolie mot pour une si terrible chose, la promiscuité…), je pense que de toute fascon, et vu la politique désastreuse de ces derniers temps (avec un Gaston Flosse, prés à toutes les conneries pour récupéré son pouvoir), je pense donc que se voir vivre en polynésie, pour le moment c’est un peux…délicat.
Moi aussi j’aimerai pouvoir travailler à Tahiti plus tard (dabord acquerir plus de maturité et de qualification dans se que je veux faire) mais tant que politiquement ca ne sera pas stable, les jeunes qui partent en France et qui peuvent réelement comparer les choses ne voudront pas forcement revenir et les investisseurs parier sur du long terme à Tahiti.
Alors oui changeons les choses chez nous, mais dabord changeons les choses politiquement, et je pense tout le reste suivra, sans aucune crainte (les etats unis du pacifique, les grandes societes, le freelance sans souci…)
Place à la jeune génération, place au mouvement, place au changement!
Alors vive la démocratie, vive la république et vive Tahiti! (ouai bon je m’emballe un peu…)
peter Says:
Larry > heureusement il y a Findus
Gash > ouais! biend dit! allez, on va faire la révolution
Au fait, tu fais quoi maintenant?
juil 23, 2007, 12:27maranui Says:
Billet tres interessant. Je suis pres a contribuer à la révolution
.
On devrait former un groupe de jeunes entrepreneurs qui ont envie de faire bouger les choses, xD.
Une autre solution qui s’offre au natif de Polynésie pour avoir le beurre et l’argent du beurre (et la cremiere) c’est de montée une société en Polynésie dont la clientele est internationale. Il suffit simplement que cette société est une valeur ajoutée supérieur a celle que l’on peut trouver en Métropole ou ailleurs…
Ps: j’ai vu le reportage de M6 (ou revu puisque c une redifussion que j’avais déjà vu l’année derniere). C’est clair qui casse la Polynésie mais bon…c qd meme la réalité meme si c bien monté pour montrer un autre visage de Tahiti dont on parle peu ou pas assez.
juil 23, 2007, 2:02peter Says:
Maranui > ya-ka-fo-kon
mais au moins, discutons, ça coûte pas cher et c’est mieux que rien 
juil 23, 2007, 3:39anonyme Says:
ce billet est tres interressant,et tes “bêtises”(qui ne le sont pas)se verifient dans d’autres endroits(971-972 par exemple mais si c’est pas pareil)je pense que quelque soit le territoire du moment qu’il est “bien equipé” niveau communications(tous les moyens de communications…)et que ce secteur reste dynamique,que cela peu (pas totalement certes )grandement reduire le sentiment d’éloignement et bien sur stimuler l’économie.Mais j’ai l’impression que c’est pas les bonnes idées qui vous manque pour la Polynesie,ma mere dit toujours on récolte ce que l’on sème,y a plus qu’à semer les bonnes graines…
Moins sérieusement,avoue tu ne pouvais pas resister à l’appel des spoilers n’est ce pas?….lol bonne lecture
juil 23, 2007, 8:57Coconut Says:
Tu travail en france et tu ouvre un magasin hugo boss à tahiti. Commme ça tu travail ailleurs et tu boss à tahiti.
juil 23, 2007, 11:11Hooooeyyy =)
peter Says:
Coconut > goddamnit … u can’t really be a human, can u?
juil 23, 2007, 11:21Gash Says:
Alors si tout se passe bien, je vais entrer en Master (no comment!LOL) d’oenologie!
Si sa marche, je pourrai ensuite entrer dans l’ESC de Bordeaux pour faire une année pour le management et commerce des vins et spiritueux puis ensuite si je suis vraiment à fond un MBA en commerce du vin! J’ai enfin trouvé un truc qui me botte avec en plus des buts à me fixer!
Et puis entre temps, je continue a jouer des yaourts songs, bin ouai faut que je devienne célébre aussi… quand j’aurai trouvé de vrais paroles.
Et puis je m’amuse un peu à la bourse, car ca m’interesse vachement!
Voilou
Sinon le “groupe de jeunes entrepreneurs qui ont envie de faire bouger les choses” me semble une bonne idée! Car ensemble on est plus fort!
juil 23, 2007, 11:34peter Says:
Gash > veinard. bon, le “groupe” semble faire de plus en plus d’adeptes… va falloir y penser sérieusement
juil 23, 2007, 2:28Larry Says:
J’ai poster une reponse sur mon blog, comme je sais que personne va le lire, je le copie
Vivre en Polynesie, travailler avec le monde (et pour la Polynesie)
Post de Frankfurt - redige de 3 a 5h du matin, decalage oblige - ou je suis pour une semaine.
Je tenais a repondre au post de Peter et expliquer ma vision sur la theorie de l’enterrement. Contrairement a lui moi je ne veux pas “Vivre en Polynesie, bosser dans le monde” mais “Vivre en Polynesie, travailler avec le monde, pour la Polynesie”.
Comme Peter le fait si bien remarque, pour lui, pour moi, comme beaucoup d’autres, la question se pose quant au retour au Fenua, cela alors qu’il serait tellement plus facile de faire carriere (et $$) en France ou a l’etranger. En effet, a bac+10 (LOL) en plus actuellement a l’etranger, on est expose a beaucoup : intellectuellement, economiquement, culturellement… (ben oui Paris et New York, c’est pas Montpellier
Cela donne au final de l’ambition.
Ambition et vivre en Polynesie, Polynesie et ambition, incompatibilite ? Pas Plus sur du tout.
La Polynesie francaise c’est en effet un territoire isole au milieu du Pacifique. Partant de la, il y a deux facons de percevoir la chose:
- celle amplement repondu et accepte par la pluspart, si ce n’est par tous, que l’on soit eloigne de tout, mouais …
- celle plus optimiste deja et que je prefere, que l’on soit plutot au centre de tout, ouaaaais !!
Je m’explique: quant on a l’Amerique du Nord et du Sud a droite, quand on a l’Australie, la Nouvelle Zelande et l’Asi a gauche, est-ce qu’on ne se retrouve pas plutot dans un carrefour intersiderale (”Avec Carrefour, je positive”) ? A ajoute au faite que la Polynesie soit un territoire (”pays” si vous y tenez, pas moi) francais et que la France fasse partie de l’UE :
N’aurait-t’il pas quelquechose a faire et tirer avantage de notre avantage (repetition pas bien madame a dit) institutio-geostrategique ?
A l’heure de la mondialisation, et dans la societe de l’information. Aujourd’hui la valeur ne se trouve plus dans les biens (materiels, ou manufactures qui sont produit en Chine d’ailleur), mais elle se trouve maintenant dans les services, dans le savoir-faire, dans la creation, dans l’innovation.
Je prend un exemple que je connais bien, le logiciel. Le logiciel est un bien immateriel, pour ca il est beaucoup plus simple (et bien moins cher) de l’exporter - au regard de notre probleme d’isolement. Meme plus besoin de CD, une connexion internet (on en revient a notre cable sous-marin), transfert et le produit arrive chez le client. Mieux, on peut meme penser a des services internet (Peter?), heberges sur des serveurs a l’etranger. Le coup de transport du produit devient minimal (pour eviter de dire nul).
Autre exemple. Un idee que je trouve geniale, je me demande meme comment j’ai pu ne pas y avoir pense, celle de Gaston Tong Sang d’attirer des entreprises francaises en Polynesie. Pourquoi ? Cela leurs permettraient de travailler de jour comme de nuit (en faite de jour et de jour) du au decalage horaire, c’est bien moins cher que des heures supplementaires.
Quels serait les avantages competitifs de la Polynesie par rapport pays specialistes de l’outsourcing (Inde et Chine notamment) : principalement la langue et la culture. Inconvenient, bien sur le prix, le prix, le prix.
Mais quand on sait que le plus important quand on choisi d’outsourcer (tire de The World is Flat) est : une main d’oeuvre qualifiee, des infrastructures, un environment favorisant l’innovation, plus que le prix. On se dit qu’on peut etre de la partie, non ? Moi j’y crois en tout cas.
Le strategie-strategique serait de s’attaquer a des marches de niche, ou une specialisation peut permettre de faire la difference competitivement. Car c’est sur la qualite qu’il faudra mise, il nous sera impossible de nous aligner sur le prix ou la quantite de l’Inde, par exemple.
Pour reussir dans “notre carrefour”, il nous faudra comprendre et nous adapter aux differentes cultures, asiatiques notamment, et faire du business avec eux de la facon dont ils font du business. Ca s’est pour vendre.
Il nous faudra reflechir a une fiscalite sur les entreprises interessante pour les entreprises qui s’implante. Ca s’est pour attire.
Et il nous faudra etre qualifie, innovant et equipe.
De The World is Flat: “The fewer natural resources your country or company has, the more you will dig inside yourself for innovations in order to survive.”
En prenant l’exemple du Japon, de Taiwan ou de Singapour, qui, avec peu de ressource au depart et une petite taille (Taiwan et Singapour), ont su miser sur leur capital humain pour arrive la ou ils sont aujourd’hui, economiquement. Non sans travail, evidement. Non sans volonte, nullement. Non sans ambition, principalement (bon c’est pas exactement ce que je voulais exprime mais ca rime).
Peut-etre qu’il aurait ete plus simple d’avoir du petrole ? Peut-etre, mais a qui aurait-ce profiter si ce n’est a une tres tres tres infime partie de la population. Exemple des pays du moyen orient, est-il mieux de vivre la bas ? Perso, ca me tente pas, je prefere MON Fenua.
Conclusion : s’il y a bien au moment ou on peut faire quelquechose en Polynesie, c’est bien maintenant !
“Si on veut changer le monde, on le peut, mais il faut au deja essayer ! Et il ne tient qu’a nous d’essayer. Qui le fera a notre place ?”, Larry
And don’t forget: “Dream big”
juil 23, 2007, 3:15