Col air

Du fin fond du blog (novembre 2005 quand même), je vous déterre ce billet.

J’ai toujours aimé ces moments où la personne civilisé en face de vous, bien élevée et remplie de bonnes intentions, se transforme en furie, vous lance tous les jurons du monde à la tête, vous menace de tout et pire encore.

Ce n’est ni l’avant (l’énervement progressif), ni l’après (les assiettes cassées), qui comptent mais bien l’instant précis de la bascule: comme un loup-garou à la pleine lune, la personne en face de vous mute et se transforme en hulk des villes.

Cet instant précis, ce moment tant recherché, est la clé de la personnalité: c’est là que nul ne peut se cacher, c’est là que l’oeil, s’il est bien placé, peut voir jusqu’au fond de l’âme, peut comprendre une personne entière.

Tel un chasseur à l’affût du gibier, je traque la personnalité torturée qui saura me dévoiler un nouveau joyaux, de nouveaux complexes, une pépité qui, dans un instant plus que fugace, livre des décennies de vie à l’indécence de ma curiosité. Ces instants sont ma drogue à moi :)

PS: ami(e) lecteur/lectrice: si nous nous connaissons depuis plus de quelques jours, peu de chance que je cherche à t’énerver dans ce but. Si nous ne nous connaissons pas encore, fuit moi avant que je ne te rattrape … et que je t’énerve.

One comment.

  1. Pourtant je reste persuadé qu’on est tous capable d’avoir ce genre d’attitude… En revanche garder son calme et/ou reconnaître ses torts, sont pour moi de bonnes indications quant à la santé mentale de l’individu.
    On se fâche tous à tort et à raison :p

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