Archer, arc et flèche.
L’homme est l’archer, l’arc et la flèche de sa vie. C’est comme ça, pas la peine d’ergoter, ici c’est mon blog, c’est moi qui décide.
Dans ce cas, à quel moment dans une vie se fixe-t-on une cible qu’on appellera selon l’humeur, la religion ou le taux d’alcoolémie, destin, but, rêves ?
Mais plus important encore: une fois la cible en ligne de mire, l’arc bandé, la flèche n’attendant que d’être décochée, une fois la pose du kyudo-ka majestueusement fixée, que fait-on en se rendant compte que notre bras tremble trop, que l’arc ne sera pas assez puissant, que la flèche n’ira pas droit au but ?
A-t-on le courage, alors que le monde nous fixe, moitié-admiratif, moitié jaloux, moitié encourageant (oui, sur mon blog, les choses ont trois moitiés), d’admettre nos lacunes, de reposer l’arc et de se remettre en préparation ?
Sûrement est-ce là une des première différences entre l’enfant et l’adulte.