La théorie du “pourquoi”

avr 29, 2008 I Méditer.

Chaque être humain cherche une drogue. Chaque être humain, tant qu’il n’a pas atteint un certain état de conscience, ne comprend pas cet état mi-métaphysique, mi-merdique, qui le pousse à se poser des questions sans réponses réellement satisfaisantes.

La très grande majorité de ces questions commencent par un vil “pourquoi”. Un si insignifiant “pourquoi” que nul ne se doute que de là vient tout le problème. Ces “pourquoi” n’ont que pour seul but de nous faire mener un enfer moral.

Voici la théorie du “pourquoi”.

Peu de gens savent ce qui se cache derrière le rideau. La majorité n’a même pas conscience du rideau. Mais ceux qui ont vu cette lourde tenture cercler notre monde ne peuvent l’oublier. C’est là que le pourquoi fait office de simulacre, d’antalgique, de drogue!

Le pourquoi est une drogue prise à dose massive par l’acteur pour qu’il oublie qu’il ne sait même pas quelle pièce il joue sur cette Terre, pour qu’il puisse s’inventer un personnage qu’il jouera à corps perdu, en priant un quelconque dieu, ou une énième idéologie, pour que ce soit le bon.

Défaitisme, nihilisme ? Que nenni. Cet insoutenable état de l’être vient de cette triste constatation: il ne nous appartient pas d’être derrière le rideau. Il ne nous revient pas de regarder où nos yeux ne pourront voir. Mais peu peuvent accepter de laisser au hasard (ou aux plaisirs des dieux) leur destinée. La conscience nous a rendu arrogant et donné l’illusoire impression de dominer nos vies.

Pouvoir se suicider à coups de réchauffement climatique ne signifie pas pouvoir sauver la planète. Savoir mourir n’est pas savoir vivre.

Alors ? Où quelle est la solution ? Hein ? Où que c’est qu’elle se cache, cette garce rieuse, moqueuse, se nourrissant du malheur des ces pantins d’humains, se reposant dans le bonheur d’une poignée de bienheureux, jamais joueuse, toujours gagnante …

La solution n’existe pas. Enfin, oui et non. De savoir qu’elle participe à cette mascarade, elle n’ose se montrer, par pudeur. Par égoïsme aussi. Elle n’accepterai pas d’être ridicule avec nous. Elle nous laisse seuls, mais elle sait que ces filles pourront nous aider. Où sont donc les filles de la solution ?

Si loin et si près que myopes et presbytes sont incapables de les voir. Seul l’homme sait.

Vivre. Seul remède à tous ces pourquoi qui sont autant de pathologies psychosomatiques. Vivre. Nous sommes tous des malades imaginaires. Vivre.

Et mourir.

Et vivre. Dans un coeur. Dans une pensée. Dans un souvenir. Dans une maladie. Qui se souviendra autrement de Parkison que comme un faiseur de milk-shake ? Qui se souviendra de moi ?

2 responses so far, say something?

  1. Mana Says:

    C’est bizzare ça me rappelle une certaines discussion…
    Mais là j’ai plus l’impression de Lire Manu que toi mdr

    La vie n’est que l’attente de la mort, dans cette vision, que tu es le verre à moitié vide ou à moitié plein signifie la même chose ;)

  2. Mato Says:

    Eureka, j’ai trouvé la solution à ton problème!!

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