MSN (18)



C’est fou, non ?

Il est d’usage, dans ce monde consumériste (cf. note précédente) de vouloir régler les problèmes à crédit, d’emprunter à l’avenir de quoi payer le présent, de s’imagine que demain ira mieux sous prétexte que personne ne peut dire de quoi il (demain) sera fait.
Errare humanum est.
La fuite en avant n’a d’avant que le nom et chaque fuite est une régression. On peut prétexter mille et une excuses et même s’auto-convaincre, mais la vraie vérité vrai (en vérité, je vous le dis), c’est que quand tu as une merde dans ton jardin, la seule façon de l’enlever, c’est de le faire toi même. Aucune merde ne s’est jamais vu aucune patte poussée pour sortir d’aucun jardin.
Perseverare diabolicum.
Donc ? Quid ? Qui ? Que ? Quoi ? Dont ? Où ? Un temps pour les questions (et les réponses), un temps pour l’action. Une vie en deux temps, en somme, deux temps qui se suivent sans jamais se dépasser, un cycle binaire ou yin et yang se tournent autour sans jamais se voir et se frôlent sans jamais s’embrasser. Il en va ainsi de ma vie comme d’un moulin à vent, et j’ai perdu ma Donna Quichotte
Ite missa est.

Je rentre de Parîsse, Panam, la ville des Lumières et des crottes de chiens … C’est vrai qu’il y a quelque chose (en plus des gazs d’échappements, de l’humeur merdique et l’odeur fétide des parisiens) qui s’échappe de cette ville.
Une jungle urbaine où demander son chemin indique que vous êtes un putain de plouc provincial. Un immense ring où donner des coups bas est la règle.
C’est quand même génialement stupide de rejoindre une masse dans le seul but de s’en distinguer. Je crache mais je ne tiendrais pas une semaine à Paris avant de devenir prétendant au titre de “Roi des cons parisiens”. Sans me vanter, je gagnerai assez facilement.
Il est fondamentalement acquis qu’à choisir entre toutes les grandes villes que j’ai visité, j’irai à Sydney ![]()
Je suis en train de passer mes soirées sur ce jeu hypnotisant. Je savais que je ne devais pas m’acheter une Wii, je le savais
Au pire, je pourrais toujours faire ça:

L’avantage de toucher le fond, c’est qu’après on ne peut que remonter.
Une sorte de réalisme froid et cynique a remplacé un désespoir d’opérette. Bonne nouvelle: ça ne peut qu’aller mieux … enfin, j’espère.
Avec le temps, tout passe ? Tout ? Oui, tout ma bonne dame, même le plus gros des malheurs, même le plus triste des malheurs, même la plus rouge des hontes.
Ca n’y ressemble pas mais ceci est un cri d’espoir. Après tout, Demain il fera jour et Après la pluie, le soleil. Rien ne fait arrêter la Terre de tourner, n’est-ce pas ?
Mais avant toute chose, il me faut payer une grosse dette. Arf. Un nouveau jour, une nouvelle chance …
Lorsque vous jeûnez, ne prenez pas un air triste, comme les hypocrites, qui se rendent le visage tout défait, pour montrer aux hommes qu’ils jeûnent. Je vous le dis en vérité, ils reçoivent leur récompense. Mais quand tu jeûnes, parfume ta tête et lave ton visage, afin de ne pas montrer aux hommes que tu jeûnes, mais à ton Père qui est là dans le lieu secret; et ton Père, qui voit dans le secret, te le rendra.